21 novembre 2008
La Grande Dépression du 21ème siècle : l’effondrement de l'économie réelle
par Michel Chossudovsky
Le 20 novembre 2008
La crise financière s’aggrave au risque de perturber gravement le système international de paiements.
Cette crise est bien plus grave que la Grande Dépression. Tous les grands secteurs de l'économie mondiale sont touchés. De récents rapports suggèrent que le système des lettres de crédit, ainsi que le transport maritime international, qui constituent la bouée de sauvetage du système commercial international, sont potentiellement en danger.
Le « plan de sauvetage » bancaire, envisagé dans le cadre du fameux Troubled Asset Relief Program (TARP), n’est pas une « solution » à la crise, mais la « cause » de plus de débâcle.
Le « plan de sauvetage » contribue au processus de déstabilisation de l'architecture financière. Il transfère de grandes quantités d'argent public entre des mains de financiers privés au détriment du contribuable. Il conduit au dérapage de la dette publique et à une centralisation du pouvoir bancaire sans précédent. Qui plus est, l’argent du renflouage est utilisé par les géants financiers pour garantir leurs acquisitions d'entreprise à la fois dans le secteur financier et dans l'économie réelle.
En revanche, cette concentration sans précédent de puissance financière accule à la banqueroute des secteurs entiers de l'industrie et de l'économie des services, provoquant la mise au chômage de dizaines de milliers d’employés.
Les hautes sphères de Wall Street éclipsent l'économie réelle. De grandes quantités d'argent, accumulées par une poignée de conglomérats de Wall Street et leurs associés des fonds spéculatifs (hedge funds), sont réinvesties dans l'achat de biens réels.
La richesse sous forme d’argent se transforme en possession et contrôle des moyens de production réels, que sont notamment l'industrie, les services, les ressources naturelles, les infrastructures, etc.
L’effondrement de la demande de biens de consommation
L'économie réelle est en crise. L'augmentation du taux de chômage qui en résulte est propice à la baisse des dépenses de consommation, qui se répercute à son tour sur le niveau de la production des biens et services.
Aggravée par la politique macro-économique néolibérale, cette spirale descendante cumulative aboutit à une offre excédentaire de marchandises.
Les entreprises ne peuvent vendre leurs produits puisque leurs employés ont été mis au chômage. Les consommateurs, à savoir les travailleurs, ont été privés du pouvoir d'achat nécessaire au maintien de la croissance économique. Avec leurs maigres revenus, ils ne peuvent se permettre d’acheter les biens produits.
La surproduction entraîne une série de faillites
Les listes de biens invendus s'accumulent. Tôt ou tard, la production s'écroule ; l’offre de marchandises diminue à cause de la fermeture des installations de production, notamment des usines de fabrication et de montage.
Dans ce processus de fermeture d'usines, toujours plus de travailleurs deviennent des chômeurs. Des milliers d'entreprises en faillite sont chassées du paysage économique, entraînant la chute de la production.
La pauvreté généralisée et le déclin mondial du niveau de vie résultent des bas salaires et du chômage généralisé. C’est le fruit d'une économie mondiale de main-d'œuvre bon marché, largement caractérisée par les usines d'assemblage à faible salaire dans les pays du tiers-monde.
La crise actuelle étend les contours géographiques de l'économie de main-d'œuvre bon marché, provoquant l'appauvrissement de grands pans de population (dont la classe moyenne) dans pays soi-disant développés.
Aux États-Unis, au Canada et en Europe de l'Ouest, le secteur industriel entier est potentiellement en danger.
Nous avons affaire à un long processus de restructuration économique et financière. Dans sa phase initiale, débutant dans les années 1980, à l’ère Reagan-Thatcher, des entreprises locales et régionales, des exploitations agricoles familiales et de petites entreprises ont été déplacées et détruites. En retour, le boom des fusions et des acquisitions dans les années 1990 a conduit à la consolidation simultanée de grandes entités corporatives, à la fois dans l'économie réelle et dans les services bancaires et financiers.
Toutefois, dans les récents développements, la concentration du pouvoir bancaire se fait au détriment des grandes entreprises.
Ce qui diffère dans cette phase particulière de la crise, c’est non seulement la capacité des géants financiers (grâce à leur contrôle décisif sur le crédit) à créer le chaos dans la production de biens et de services, mais aussi à saper et à détruire les grandes sociétés de l’économie réelle.
Les faillites surviennent dans tous les principaux secteurs d'activité : fabrication, télécommunications, vente au détail, centres commerciaux, compagnies aériennes, hôtels et tourisme, sans parler de l'immobilier et de la construction, et des victimes de la débâcle du prêt hypothécaire à risque (subprime).
General Motors a confirmé qu'« il pourrait être à cours de liquidité d’ici quelques mois, ce qui provoquerait l'un des plus grands dépôts de bilan de l'histoire étasunienne. » (USNews.com, 11 novembre 2008.) En retour, cela pourrait se répercuter sur une série d’industries connexes. L’évaluation des pertes d'emplois dans l'industrie automobile des États-Unis va de 30.000 à plus que 100.000. (Ibid).
Chute du cours de l'action General Motors
Aux États-Unis, les commerces de vente au détail sont en difficulté : le prix des actions des grandes chaînes de magasins JC Penney et Nordstrom s’est effondré. Circuit City Stores Inc a fait une demande de protection contre la faillite en vertu du Chapitre 11. Les actions de Best Buy, la chaîne de détaillants en électronique, ont plongé.
À la suite de l'effondrement de leurs valeurs boursières, la SA Vodafone Group, la plus grande société de téléphonie mobile, sans mentionner la SA InterContinental Hotels, sont en difficulté. (AP, 12 novembre 2008). Aux quatre coins du monde, plus de deux douzaines de compagnies aériennes ont sombré en 2008, s'ajoutant à une série de faillites de compagnies aériennes durant ces cinq dernières années. (Aviation and Aerospace News, 30 octobre 2008). Stirling, la deuxième compagnie aérienne commerciale du Danemark, s’est déclarée en faillite. Aux États-Unis, un nombre croissant de sociétés immobilières ont déjà déposé une demande de protection contre la faillite.
Vodophone. Chute du cours de l’action
InterContinental Hotels SA
Dans les deux derniers mois, de nombreuses fermetures d'usines aux Etats-Unis ont entraîné le congédiement définitif de dizaines de milliers d’employés. Ces fermetures touchent plusieurs domaines clés de l'activité économique, notamment les industries pharmaceutique et chimique, l’industrie automobile et ses secteurs connexes, l'économie des services, etc
Dans les usines, les commandes ont diminué de façon draconnienne. Une étude de l’entreprise Autodata a signalé en octobre que « la vente de voitures et camionnettes avait chuté de 27 pour cent en septembre par rapport à l’an dernier. » (Washington Post, 3 octobre 2008)
Le chômage
Selon le US Bureau of Labor Statistics, 240 000 emplois supplémentaires ont été perdus seulement au cours du mois d'octobre :
« Le US Bureau of Labor Statistics du ministère du Travail étasunien a annoncé aujourd'hui que le nombre d’emplois salariés non agricoles a chuté de 240 000 en octobre, le taux de chômage passant de 6,1 à 6,5 pour cent. Tel que cela a été revu et corrigé, ces pertes d'emploi salarial en octobre suivaient celles d’août et septembre, soit 127 000 et 284 000. L’embauche(à vérifier) a baissé de 1,2 millions dans les 10 premiers mois de 2008, plus de la moitié de la baisse s'étant produite au cours des 3 derniers mois. En octobre, les pertes d'emplois se poursuivent dans l'industrie manufacturière, la construction, et chez plusieurs prestataires de services.
Parmi les chômeurs, le nombre de personnes ayant perdu leur emploi et ne s’attendant pas être rappelées au travail, est passé de 615 000 à 4,4 millions en octobre. Au cours des 12 derniers mois, la taille de ce groupe a augmenté de 1,7 millions. » (Bureau of Labor Statistics, novembre 2008)
Les données officielles ne décrivent ni la gravité de la crise ni ses effets dévastateurs sur le marché du travail, puisque beaucoup de pertes d'emplois ne sont pas signalées.
La situation dans l'Union Européenne est tout aussi inquiétante. Un récent rapport britannique indique la probabilité d’un chômage généralisé accablant dans le Nord-Est de l'Angleterre. En Allemagne, un rapport publié en octobre, suggère que 10 à 15 % de tous les emplois du pays dans l’automobile pourraient être perdus.
Des suppressions d'emplois ont aussi été annoncées dans les usines de General Motors et de Renault-Nissan en Espagne. La vente de voitures neuves en Espagne a chuté de 40 pour cent en octobre par rapport aux ventes du même mois l'an dernier.
Employés du constructeur automobile Nissan manifestant devant le siège de la société japonaise à Barcelone (AFP)
Faillites et saisies : Une opération de pêche aux capitaux des géants de la finance
Il y a parmi les entreprises au bord de la faillite des affaires extrêmement rentables et lucratives. Question importante : qui prend le contrôle des droits de propriété des grandes corporations industrielles en faillite ?
Les faillites et les saisies hypothécaires sont des opérations de pêche aux capitaux. Avec l'effondrement des valeurs boursières, le prix de l’action des sociétés cotées subit une importante chute, qui affecte immédiatement la solvabilité et la capacité de ces sociétés à emprunter et/ou à renégocier leur dette (qui se base sur la valeur cotée de leurs actifs).
Les spéculateurs institutionnels, fonds spéculatifs (hedge funds) et autres, ont tiré profit de butins inattendus.
Ils provoquent l'effondrement des sociétés cotées grâce à la vente à découvert et autres opérations spéculatives. Ils profitent ensuite de leurs gains de la spéculation à grande échelle.
Selon un rapport publié dans le Financial Times, il est évident que l’effondrement de l'industrie automobile des États-Unis est en partie le résultat de la manipulation : « General Motors et Ford ont perdu 31 pour cent, à 3,01 dollars, et 10,9 pour cent, à 1,80 dollars, malgré l'espoir en un possible sauvetage de l'industrie au bord de la ruine par Washington. La chute est survenue après que la Deutsche Bank ait fixé un prix cible de zéro pour GM. » (Financial Times, 4 novembre 2008)
Les financiers se livrent à une débauche de magasinage. Les 400 milliardaires étasuniens de Forbes attendent dans les limbes.
Dès qu'ils auront consolidé leur position dans le secteur bancaire, les géants financiers, incluant JP Morgan Chase, Bank of America, et autres, utiliseront leurs gains inattendus et l’argent du plan de sauvetage qui leur est fourni dans le cadre du TARP, pour étendre leur contrôle sur l'économie réelle.
La prochaine étape consiste à transformer les actifs liquides, à savoir la richesse en papier monnaie, en acquisitions dans l’économie réelle.
À cet égard, Berkshire Hathaway Inc de Warren Buffett est l'un des principaux actionnaires de General Motors. Plus récemment, à la suite de l'effondrement des valeurs boursières en octobre et novembre, Buffett a renforcé sa participation dans le producteur de pétrole ConocoPhillips, sans mentionner Eaton Corp, dont le prix à la Bourse de New York a chuté de 62% par rapport à son pic en décembre 2007 (Bloomberg).
Les cibles de ces acquisitions sont les nombreuses industries très productives et les entreprises du secteur des services, qui sont au bord de la faillite et/ou dont la valeur boursière s’est effondrée.
Les gestionnaires de portefeuille ramassent les morceaux.
Propriété de l'économie réelle
À la suite de ces développements, qui sont directement liés à la crise financière, l'ensemble de la structure de propriété d’actifs de l'économie réelle est en effervescence.
La richesse en papier-monnaie accumulée par les délits d'initiés et les manipulations boursières sert à prendre le contrôle d’actifs économiques réels, en déplaçant les structures de propriété préexistantes.
Nous faisons face à une relation malsaine entre l'économie réelle et le secteur financier. Les conglomérats financiers ne produisent pas de marchandises. Ils font essentiellement de l'argent grâce aux transactions financières. Ils utilisent le produit de ces transactions pour prendre le contrôle des véritables sociétés de l’économie réelle, qui produisent des biens et des services pour la consommation des ménages.
Dans une tournure amère, les nouveaux propriétaires de l'industrie sont des spéculateurs institutionnels et des manipulateurs financiers. Ils deviennent les nouveaux capitaines de l'industrie, non seulement en déplaçant les structures de propriété préexistante, mais aussi en installant leurs copains dans les fauteuils des gestionnaires des entreprises.
Pas de réforme possible dans le cadre du consensus Washington-Wall Street
Le sommet financier du G-20 à Washington le 16 novembre confirme le consensus Washington-Wall Street.
Bien que présentant officiellement un projet de restauration de la stabilité financière, dans la pratique l'hégémonie de Wall Street reste intacte. La tendance va vers un système monétaire unipolaire dominé par les États-Unis et soutenu par leur supériorité militaire.
Les artisans du désastre financier, grâce à la Gramm-Leach-Bliley Financial Services Modernization Act (FSMA) de 1999, ont été investis de la tâche d'apaiser la crise qu’ils ont eux-mêmes créée. Ils sont à l’origine de la débâcle financière.
Le sommet financier du G20 ne remet pas en question la légitimité des fonds spéculatifs et des divers instruments du négoce des dérivés. Le communiqué final comporte un engagement imprécis et vague « pour mieux réglementer les fonds spéculatifs et créer davantage de transparence dans les titres adossés à des créances hypothécaires, dans le but de stopper la glissade économique mondiale. »
La solution à cette crise peut venir uniquement d’un processus de « désarmement financier, » qui remette vigoureusement en question l'hégémonie des institutions financières de Wall Street, notamment leur contrôle sur la politique monétaire. Le « désarmement financier » nécessiterait aussi le gel des instruments du commerce spéculatif, le démantèlement des fonds spéculatifs et la démocratisation de la politique monétaire. L’expression « désarmement financier » a été inventée à l’origine par John Maynard Keynes dans les années 40.
Obama approuve la déréglementation financière
Barack Obama a adopté le consensus de Washington-Wall Street. Dans une tournure amère, l'ancien député Jim Leach, un républicain qui parrainait la FSMA en 1999 à la Chambre des représentants, conseille maintenant Obama sur l’élaboration d’une solution opportune à la crise.
Jim Leach, Madeleine Albright et l'ancien ministre des Finances Larry Summers, qui a aussi joué un rôle clef dans l’adoption de la FSMA, étaient présents le 15 novembre au sommet financier du G-20 en tant qu’équipe consultative du Président élu Barack Obama :
« Barack Obama et Joe Biden, le Président et le Vice President élus, ont annoncé que l'ancienne secrétaire d’État, Madeleine Albright, et l'ancien député républicain Jim Leach, seront disponible pour rencontrer en leur nom les délégations du G-20 lors de la réunion du sommet. Leach et Albright tiennent ces réunions non officielles pour obtenir la contribution des délégations en visite au nom du président et du vice president élus. »
Article original en anglais, The Great Depression of the 21st Century: Collapse of the Real Economy, publié le 15 novembre 2008.
Traduit par Pétrus Lombard. Révisé par Julie Lévesque pour Mondialisation.ca.
18 novembre 2008
US banking giant cuts 50,000 jobs
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Citigroup, one of the world's biggest banks, is to cut about 50,000 jobs as the bank struggles with heavy losses amid the current financial crisis.The cuts come on top of a further 22,000 job losses announced by the firm in October, of which it said 13,000 have already gone. The company said on Monday its workforce is being reduced by about 20 per cent from a peak of 375,000 in 2007. Al Jazeera's John Terrett in New York said: "This is an astonishing number of workers, on top of those announced earlier this year."It is a measure of the struggling nature of the banking industry ... and of just how grim things are in this economy and that of the wider world." Wall Street 'darling' Citigroup was once the darling of Wall Street as it was perceived to have successfully combined retail with investment banking but was now in big trouble, our corrspondent said. The troubled bank is saddled with billions of dollars in losses tied to the subprime mortgage crisis - in which millions of Americans were granted mortgages they were unable to repay - and the current global credit crunch. The New York-based bank has posted losses for the past four financial quarters, including a heavy loss of $2.8bn during the third quarter. The company said that in addition to job cuts, it plans to lower
expenses by about 20 per cent. It has already reduced its assets by
more than 20 per cent since the first It is also selling its Citi Global Services arm and its German retail banking business. Citigroup's shares plunged 6.6 per cent to close at $8.89 on Monday. The company's share price lost about 24 per cent last week, just months after its shares traded at a high of about $50. Bonuses questioned Win Bischoff, the chairman of Citigroup, said job losses were inevitable given the current financial crisis. "What all of us have done - and perhaps injudiciously - we've added a lot of people over ... this very benign period," he told the AP news agency. "If there is a reversion to the mean ... those job losses will obviously fall particularly heavily on the financial sector." Bischoff also said there was a possibility that some of the company's top executives could opt out of their bonuses this year, saying "watch this space". Several top US financial firms have faced heavy criticism for granting their executives millions of dollars in bonuses despite losing billions and shedding jobs. Goldman Sachs, the US investment bank, said on Monday that Lloyd Blankfein, its chief executive, and six other company leaders have renounced their 2008 bonuses following the firm's poor performance in 2008 in which it lost 70 per cent of its value. |
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06 novembre 2008
يو بي أس السويسري يهيئ مستثمريه لخسائر كبيرة
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هيأ "يو بي أس" السويسري أكبر بنك لإدارة الثروات بالعالم المستثمرين فيه لمواجهته خسائر كبيرة خلال الربع الأخير من العام الحالي، بعد تحذيره من ضعف الأسواق وقيمة ديونه. وأفاد تقرير نشرته صحيفة فايننشال تايمز بأن البنك الذي يعتبر واحدا من أكبر المتضررين جراء الأزمة المالية العالمية لم ينشر تحذيرا محددا بشأن الأرباح، ولكن المدير المالي للبنك جون كريان قال إن هناك عوامل استثنائية -إضافة إلى صعوبات التعامل في الأسواق- قد تؤدي إلى خسائر ضخمة رغم خفض البنك التسهيلات وتقليصه المخاطر ونقل التسهيلات الفاسدة إلى خارج ميزانيته. وضخت الحكومة السويسرية الشهر الماضي ستة مليارات فرنك (5.2 مليارات دولار) كاستثمار في البنك، وتم الاتفاق على تحويل الأصول الفاسدة إلى البنك المركزي السويسري، مما أدى إلى تحسين المشاعر نحو "يو بي أس". وقال كريان إن البنك قد يواجه خسارة في شهرته كبنك استثماري كبير تتم تجزئته. وذكر البنك أنه يعمل مع الجهات الرقابية السويسرية ليتماشى مع القواعد المتعلقة برأس ماله وحدود نفوذه. وأوضح كريان أن التغيرات ستطبق بشكل تدريجي من خلال تخفيض الأصول والعودة لتحقيق الأرباح. وعانى "يو بي أس" من سحوب صافية قيمتها 45 مليار فرنك (38.7 مليار دولار) رغم صعوبة الوضع خلال الأسبوعين الأولين من الشهر الماضي، أكثر مما كان عليه الأمر في نهاية سبتمبر/أيلول الماضي. وأشار كريان إلى تحسن وضع البنك بعد تلك الفترة عقب عملية الإنقاذ المالي التي قدمت للمصرف. وفي سياق إداري أعلن البنك أن جو سكوبي مدير المخاطر في البنك سيترك منصبه ويستبدل بفليب لوفتس. |
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31 octobre 2008
Barclays looks to Middle East for £7.3bln cash boost
Barclays said on Friday it would raise 7.3 billion pounds, most of it from oil-rich investors in Abu Dhabi and Qatar, to bolster finances amid the global credit crunch.
The new capital means that Barclays will not have to receive funding from the government, unlike some of its competitors, amid the international financial crisis.
"The board of directors of Barclays today announces a proposal to raise up to 7.3 billion pounds of additional capital from existing and new strategic and institutional investors," the bank said in a statement.
The cash injection would see Abu Dhabi's Sheikh Mansour Bin Zayed Al Nahyan, a new investor and the owner of English Premier League football club Manchester City, owning as much as 16.3 percent of Barclays.
The Gulf state of Qatar, meanwhile, could ramp up its stake to 15.5 percent from the current level of 8.1 percent.
The announcement also ensures that Barclays meets higher capital targets which were set by Britain's Financial Services Authority earlier this month.
In reaction, Barclays stock plunged 9.1 percent to 186.5 pence in choppy morning trade on London's FTSE-100 index of leading shares, after earlier having risen sharply.
Analysts said the drop in the bank's share price was down to concerns over the terms struck with the Middle East investors.
Barclays, which last month bought the US investment banking arm of now collapsed Lehman Brothers, also issued a trading update in which it said that pre-tax profits for the first three quarters of 2008 were "slightly ahead" of the same period last year.
It added that it had credit market writedowns of 1.2 billion pounds, but said these were mostly offset by gains made elsewhere.
The bank said that sovereign wealth fund Qatar Holding will invest two billion pounds, and has subscribed for warrants to purchase a further 1.5 billion pounds of ordinary Barclays shares.
Abu Dhabi's Sheikh Al Nahyan, meanwhile, will provide 3.5 billion pounds, and has also subscribed for 1.5 billion pounds in ordinary share warrants.
Challenger, an investment vehicle which is owned by Sheikh Hamad Bin Jassim Bin Jabr Al-Thani, the chairman of Qatar Holding, will invest a further 300 million pounds into Barclays.
The remaining 1.5 billion pounds will be issued to other institutional investors.
"Given the continuing uncertainties in world capital markets, the board of Barclays resolved to satisfy the capital raising requirements agreed with the UK authorities without delay," Barclays chairman Marcus Agius said.
"This we have done. The board believes that this maintains Barclays as a strong, independent and well capitalised bank."
In June, Barclays announced a share issue to raise 4.5 billion pounds.
Barclays is the latest international bank to raise new capital by issuing shares in a bid to bolster finances which have been hammered by losses related to the collapse of the US subprime or high-risk home loan sector.
It was one of several British banks hit hard by the subsequent squeeze on global credit amid fears about the sector's subprime exposure.
Britain's government eventually had to issue a half-trillion-pound rescue package, including up to 50 billion pounds to buy shares in the country's ailing banks.
Royal Bank of Scotland, Lloyds and HBOS all were forced to receive the government funds, but Barclays said it would raise any necessary capital from investors.
Barclays is also expected to try to raise another three billion pounds through a rights issue which will be announced after it has published its full year results in February.
(AFP)
Islamic Banking: Steady in Shaky Times
As big Western financial institutions have teetered one after the other in the crisis of recent weeks, another financial sector is gaining new confidence: Islamic banking.
Proponents of the ancient practice, which looks to sharia law for guidance and bans interest and trading in debt, have been promoting Islamic finance as a cure for the global financial meltdown.
This week, Kuwait's commerce minister, Ahmad Baqer, was quoted as saying that the global crisis will prompt more countries to use Islamic principles in running their economies. U.S. Deputy Treasury Secretary Robert M. Kimmet, visiting Jiddah, said experts at his agency have been learning the features of Islamic banking.
Though the trillion-dollar Islamic banking industry faces challenges with the slump in real estate and stock prices, advocates say the system has built-in protection from the kind of runaway collapse that has afflicted so many institutions. For one thing, the use of financial instruments such as derivatives, blamed for the downfall of banking, insurance and investment giants, is banned. So is excessive risk-taking.
The beauty of Islamic banking and the reason it can be used as a replacement for the current market is that you only promise what you own. Islamic banks are not protected if the economy goes down -- they suffer -- but you don't lose your shirt," said Majed al-Refaie, who heads Bahrain-based Unicorn Investment Bank.
The theological underpinning of Islamic banking is scripture that declares that collection of interest is a form of usury, which is banned in Islam. In the modern world, that translates into an attitude toward money that is different from that found in the West: Money cannot just sit and generate more money. To grow, it must be invested in productive enterprises.
"In Islamic finance you cannot make money out of thin air," said Amr al-Faisal, a board member of Dar al-Mal al-Islami, a holding company that owns several Islamic banks and financial institutions. "Our dealings have to be tied to actual economic activity, like an asset or a service. You cannot make money off of money. You have to have a building that was actually purchased, a service actually rendered, or a good that was actually sold."
In the Western world, bankers designing investment instruments have to satisfy government regulators. In Islamic banking, there is another group to please -- religious regulators called a sharia board. Finance lawyers work closely with Islamic finance scholars, who study and review a product before issuing a fatwa, or ruling, on its compliance with sharia law.
Islamic bankers describe depositors as akin to partners -- their money is invested, and they share in the profits or, theoretically, the losses that result. (In interviews, bankers couldn't recall a case in which depositors actually lost money; this shows that banks put such funds only in very low-risk investments, they said.)
Rather than lend money to a home buyer and collect interest on it, an Islamic bank buys the property and then leases it to the buyer for the duration of the loan. The client pays a set amount each month to the bank, then at the end obtains full ownership. The payments are structured to include the cost of the house, plus a predetermined profit margin for the bank.
Sharia-compliant institutions also cannot invest in alcohol, pornography, weapons, gambling, tobacco or pork.
Computer engineer Tarek al-Bassam said the crisis made him glad that he had chosen an Islamic bank to take his money. His Islamic savings account has made about 4 percent profit, he said. "Usually it's a very low risk or a very low gain. But I'm happy with it," Bassam said.
washingtonpost.com
15 octobre 2008
Crise des subprimes: une explication très simple pour ceux comme nous tous qui essayent encore de comprendre
Dans un village, un homme apparut et annonça aux villageois qu'il achèterait des singes pour 10 $ chacun.
Les villageois, sachant qu'il y avait des singes dans la région, partirent dans la forêt et commencèrent à attraper les singes. L'homme en acheta des centaines à 10$ pièce et comme la population de singes diminuait, les villageois arrêtèrent leurs efforts.
Alors, l'homme annonça qu'il achetait désormais les singes à 15$. Les villageois recommencèrent à chasser les singes.
Mais bientôt le stock s'épuisa et les habitants du village retournèrent à leurs occupations.
L'offre monta à 20$ et la population de singes devient si petite qu'il devint rare de voir un singe, encore moins en attraper un.
L'homme annonça alors qu'il achèterait les singes 50$ chacun. Cependant, comme il devait aller en ville pour affaires, son assistant s'occuperait des achats.
L'homme étant parti, son assistant rassembla les villageois et leur dit : « Regardez ces cages avec tous ces singes que l'homme vous a achetés. Je vous les vends 35$ pièce et lorsqu'il reviendra, vous pourrez les lui vendre à 50$. »
Les villageois réunirent tout l'argent qu'ils avaient, certains vendirent tout ce qu'ils possédaient, et achetèrent tous les singes.
La nuit venue, l'assistant disparut. On ne le revit jamais, ni lui ni son patron ; que des singes qui couraient dans tous les sens.
Bienvenue dans le monde de la bourse !
Ou encore Alors voilà, Mme. Ginette a une buvette à Bertincourt, dans le Pas de Calais. pour augmenter ses ventes, elle décide de faire crédit à ses fidèles clients, tous alcooliques, presque tous au chômage de longue durée. Vu qu'elle vend à crédit, Mme. Ginette voit augmenter sa fréquentation et, en plus, peut augmenter un peu les prix de base du
"calva" et du ballon de rouge.
Le jeune et dynamique directeur de l'agence bancaire locale, quant à lui, pense que les "ardoises" du troquet constituent, après tout, des actifs recouvrables, et commence à faire crédit à Mme. Ginette, ayant les dettes des ivrognes comme garantie.
Au siège de la banque, des traders avisés transforment ces actifs recouvrables en CDO, CMO, SICAV, SAMU, OVNI, SOS et autres sigles financiers que nul n'est capable de comprendre.
Ces instruments financiers servent ensuite de levier au marché actionnaire et conduisent, au NYSE, à la City de Londres, au Bourses de Francfort et de Paris, etc., à des opérations de dérivés dont les garanties sont totalement inconnues de tous (c.à.d., les ardoises des ivrognes de Mme Ginette).
Ces "dérivés" sont alors négociés pendant des années comme s'il s'agissait de titres très solides et sérieux sur les marchés
financiers de 80 pays.
Jusqu'au jour où quelqu'un se rend compte que les alcoolos du troquet de Bertincourt n'ont pas un rond pour payer leurs dettes.La buvette de Mme. Ginette fait faillite.
Et le monde entier l'a dans le....
30 mai 2008
Fonds d’investissement et création de valeur
FICHE TECHNIQUE
DE L’EVENEMENT
Fonds d’investissement et création de valeur
DATE : Jeudi 29 Mai à 18h30 à 21h00
Institutions
publiques : CDG, Ministère de l’Equipement et des transports.
ONA, BMCE,
BMCI, CDG, BP, MARSA MAROC, TELECOMPARTERS, Ceda- Africa
THEME DE L’EVENEMENT
La
politique de développement des fonds d’investissement va certainement lancer
les jalons d’une nouvelle dynamique et renforcer la compétitivité et le positionnement des Entreprises dans son
environnement national qu’international.
Pour
accompagner ce nouvel élan et pour mettre la lumière sur les opportunités
offertes par les fonds d’investissement, l’association EMA MAROC, dans le cadre
des forums des leaders qu’elle organise, se propose de préparer une table ronde
autour de ce thème porteur aujourd’hui en évoquant les stades d’évolution des
dits fonds, les différentes problématiques qui leur sont inhérentes, l’impact
sur la croissance des entreprises et par là, la croissance économique, les
fonds dédiés au redressement des
entreprises en déclin…
Cette table ronde sera aussi l’occasion de présenter
le cas « Maroc » au sein du bassin méditerranéen ;d’évoquer tous
les fonds qui ont été crées aujourd’hui et dans quelles perspectives et de
parler des horizons de développement
d’autres fonds dans l’avenir.
Cheminement du débat :
I. Historique et stades de
développement des fonds d’investissement au Maroc et dans la région
méditerranéenne.
II. Panorama /Domaines
d’intervention des fonds d’investissement :
a. Fonds qui intervient sur marché marocain et la barrière à
l’entrée;
b. Secteurs d’intervention et stratégie adoptée pour approcher
les clients;
c. Fonds d’investissement meilleure alternative de financement.
III. Obstacles rencontrés et
recommandations (incitatives, légales,.)
IV. Témoignage (success
story) & débat.
PROGRAMME DE L’EVENEMENT
Ø 18h30 : Accueil des participants.
Ø 18h45: Présentation de
l’Evénement par le Président de EMA Maroc.
Ø 19h00 : Début du WorkShop.
Ø 20h30 : Débat /Q&R.
Ø 21h00 : Cocktail Dînatoire.
Intervenants :
Mr. Adil DOUIRI :Ex-Ministre de Tourisme et Président de
la société d’investissement Mutandis.
Mr. Mehdi Tahiri : Président de l’AMIC
(Association Marocaine des Investisseurs en capital) et Directeur de BMCE Investment.
Mr. Emmanuel Noutary : Directeur de projet
chez ANIMA Investment Network. (Euro- Mediterraean Network
of Investment Promotion Agencies).
Témoignage : Mr.
Aziz Qadiri Président du directoire du groupe CMCP.
Modérateur : Mr. Mohamed BENABID
de
l’Economiste.

















